Archives pour la catégorie Communiqués

Une augmentation à saveur amère

Montréal, le 19 juin 2018 – Le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) accueille avec une certaine amertume l’augmentation des subventions accordées aux groupes en défense collective de droits soutenus par le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA). En effet, depuis quelques jours, divers groupes à travers le Québec ont commencé à recevoir, au compte-gouttes, des lettres les informant que leur financement à la mission sera augmenté de 12,7% pour l’année 2018-2019, et qu’ils recevront les années subséquentes une indexation de 1% jusqu’en 2023. Après plus de 10 ans à réclamer une augmentation de leur financement à la mission ainsi que l’indexation au coût de la vie, l’arrivée de ces sommes est accueillie de façon plutôt mitigée par les groupes en défense collective des droits. Ce 2,2 M$ d’argent neuf permettra sans doute aux groupes de prendre un peu d’oxygène. Toutefois, pour Louise Paré, porte-parole du Comité de coordination du RODCD, « c’est une goutte d’eau qui est loin de répondre à des besoins qui n’ont fait qu’augmenter aux cours des dernières années. Les organismes œuvrant en défense collective des droits revendiquent en effet une hausse de 40M$ de l’enveloppe qui leur est dédiée. »

De plus, le ministre a choisi de hausser le financement des groupes d’un pourcentage uniforme. Cette méthode favorise les groupes qui ont déjà un meilleur financement, et cristallise encore une fois les inégalités entre les groupes les moins et les mieux financés. Rappelons que les organismes en défense collective de droits se sont clairement opposés à plusieurs occasions à cette méthode de répartition. Pour le RODCD, il était impératif de soutenir davantage les groupes les moins bien financés. « Un organisme qui survit avec 30 000 $ par an, pour payer sa travailleuse, son loyer, les activités avec ses membres et l’ensemble des autres coûts, n’y arrive tout simplement pas. Avec 3810$ de plus par an, il aura à peine plus de marge de manœuvre, mais ne réussira toujours pas à remplir pleinement sa mission, il aurait dû recevoir plus. » s’insurge Mme Paré.

Par ailleurs, l’annonce d’une indexation de 1% par année représente une petite avancée pour les groupes en défense collective de droits. Mieux vaut ça que rien du tout! « Malheureusement, le ministre Blais ne semble pas savoir que la hausse des coûts de fonctionnement est souvent plus élevée que celle du coût de la vie. En plus, cette dernière varie chaque année. En plafonnant l’indexation à 1% pour les 5 prochaines années, le ministre continue d’appauvrir les groupes à petit feu… » s’exclame la porte-parole du RODCD.

Pour le RODCD et ses membres, le ministre François Blais a raté une belle occasion de corriger certaines iniquités historiques au niveau du financement. Il a plutôt choisi de ne pas tenir compte de l’expertise et de la volonté du milieu communautaire à rechercher des solutions mieux appropriées à la réalité et aux enjeux auxquels sont exposés les groupes au quotidien. Finalement, le RODCD tient à rappeler au ministre que les organismes qu’il représente ont pour mission de défendre les droits collectifs de la population, dont bénéficie la société dans son ensemble. Bien que souvent les groupes sont amenés à accompagner les individus dans des processus de défense de leurs droits individuels (notamment en raison d’un manque de ressources adéquates dans le réseau des services publics), il est primordial de maintenir les acquis de l’action collective, avec un financement et une reconnaissance adéquates, en accord avec la mission de base des organismes en défense collective des droits.

Dans ces circonstances, le RODCD ne peut qu’applaudir très modestement cette première hausse de financement accordée aux groupes de défense collective des droits depuis dix ans. Les groupes de défense collective des droits travaillent jour après jour avec les citoyenNEs afin de défendre, de faire reconnaître et d’appliquer des droits humains aussi fondamentaux que le droit au logement, à la sécurité financière, à l’environnement, les droits des femmes, des minorités de genre, des familles, des consommateurs, des ainéEs, des personnes en situation de handicap, de pauvreté, etc.

Le RODCD rassemble 21 regroupements nationaux, représente et défend les intérêts de près de 320 groupes en défense collective des droits partout au Québec. Il est reconnu par le gouvernement pour être son interlocuteur privilégié en la matière.

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Pour information : Robert Théoret, coordonnateur du RODCD

Téléphone : 514-715-0699

Courriel : rodcdcoordination@yahoo.ca

Une attente insoutenable

<Montréal, le 31 mai 2018 – Les groupes en défense collective de droits n’en peuvent plus d’attendre… C’est le constat qu’on fait les membres du Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) réunis en assemblée générale la semaine dernière. Les groupes en défense collective des droits n’ont reçu ni augmentation, ni indexation depuis plus de 10 ans. En décembre dernier, dans son Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale, le ministre François Blais annonçait un investissement de 2,2 M $ pour soutenir la mission de ces groupes. Malgré la maigreur de cet investissement, les groupes se disaient « Enfin ! Un peu d’oxygène. ». 7 mois plus tard, ils sont toujours sans nouvelles quant à la répartition de cette somme. Le RODCD juge l’attitude du ministre inacceptable ! Les groupes en défense collective des droits réclament un investissement supplémentaire de 40M$ pour être en mesure d’accomplir leur mission. En ce sens, l’annonce des 2,2M$ est non seulement très insuffisante pour répondre aux besoins des organismes, parmi les plus pauvres du communautaire, mais cette attente est indécente. C’est à se demander si elle n’est pas volontaire de la part du gouvernement. Rappelons que les groupes de défense collective des droits travaillent avec les citoyenNEs afin de défendre, de faire reconnaître et appliquer des droits humains aussi fondamentaux que ceux, pour ne citer que quelques exemples, à l’alimentation, au logement, à la sécurité financière, des femmes, des familles, des consommateurs, des ainéEs, des personnes en situation de handicap, de pauvreté, etc. Actuellement, malgré le caractère essentiel de leurs actions à la société québécoise, ils sont trop nombreux à être en situation précaire, voire de survie. Combien d’entre eux fermeront leurs portes temporairement ou mettront leurs employéEs au chômage dans les prochaines semaines par manque de financement? Malgré tout, le ministre tarde à annoncer la répartition du maigre 2,2 M $ consentis? Pourtant, Monsieur Blais est bel et bien au courant de la réalité des organismes en défense collective des droits. Pour preuve, le Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS), responsable du financement des organismes de défense collective des droits souhaitait une annonce début avril, afin de permettre aux organismes de prévoir et planifier l’utilisation des nouvelles sommes. Par son silence, le ministre ne fait que démontrer son manque de respect flagrant à l’égard des groupes et par conséquent envers les droits de la population !

Le RODCD rassemble 21 regroupements nationaux et représente près de 350 groupes en défense collective des droits partout au Québec : Association des grands-parents du Québec (AGPQ), Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Association québécoise Plaidoyer-Victimes (AQPV), Collectif pour un Québec sans pauvreté, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Eau Secours, Fédération des femmes du Québec (FFQ), Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Jeunesse ouvrière chrétienne du Québec (JOC), Ligue des droits et libertés (LDL), Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ), Mouvement démocratie nouvelle (MDN), Mouvement des travailleurs chrétiens (MTC national), Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTGFQ), Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ), Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE), Trajectoire Québec, Union des consommateurs. >

Pour information
Robert Théoret, coordonnateur
Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD)
1691, boulevard Pie-IX, local 405, Montréal (Québec) H1V 2C3
Courriel : rodcdcoordination@yahoo.ca
Téléphone : 514-715-0699

Rehaussement du financement des groupes en défense collective des droits : un pas dans la bonne direction!

Montréal, le 11 décembre 2017 – Dans le cadre de son Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale, dévoilé dimanche dernier, le gouvernement du Québec a annoncé un rehaussement du financement des organismes en défense collective des droits. Après plus de 15 ans de stagnation, le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) accueille favorablement la nouvelle, mais a certaines réserves.

Pour 2018-2019, le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA) sera bonifié de 2,2 millions $, un montant qui ira à la mission globale des groupes. « C’est un pas dans la bonne direction, mais c’est insuffisant pour répondre aux besoins des organismes qui sont largement sous-financés », affirme Louise Paré, présidente du RODCD. À partir de 2019-2020, l’argent supplémentaire servira à soutenir davantage ceux qui offrent des services individuels à la population. « Il y a là un danger de détourner la mission des groupes, qui font de la défense collective et non individuelle des droits », poursuit madame Paré.

Le gouvernement a aussi annoncé un rehaussement du financement des interlocuteurs privilégiés auprès du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale. « Lors de sa création en 2011, les organismes en défense collective des droits ont donné au RODCD le mandat de les représenter auprès du gouvernement. Or, notre regroupement n’est toujours pas financé. On espère que les choses changeront avec cette annonce », souligne Louise Paré.

Rappelons que les groupes en défense collective des droits revendiquent depuis plusieurs années un rehaussement de 40 millions $ de leur financement à la mission globale, l’indexation de leur subvention et des sommes supplémentaires pour permettre aux organismes de couvrir les frais reliés à la pleine participation des personnes ayant des limitations fonctionnelles.

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Le Regroupement des organismes en défense collective des droits est composé de plus d’une vingtaine d’organismes et de regroupements nationaux dont la Fédération des femmes du Québec, le Front populaire en réaménagement urbain, l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, etc. Le RODCD œuvre à la reconnaissance et au financement des organismes en défense collective des droits et représente ainsi plus de 350 organismes au Québec.

Étude de crédit du MTESS – Le Regroupement des organismes en défense collective des droits questionne le ministre Blais

Montréal, 25 avril 2016/ C’est aujourd’hui que les député-e-s étudient les crédits budgétaires du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité Sociale pour l’année à venir et le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) a plusieurs questions à poser au ministre François Blais.

Rappelons d’abord que nous sommes environ 300 organismes en défense collective des droits au Québec. Notre contribution à la participation citoyenne, à la démocratie, à la défense des droits sociaux et économiques, à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale a été officiellement reconnue par le gouvernement à travers une politique gouvernementale au début des années 2000. Malgré cette reconnaissance, le financement des organismes en défense collective des droits vit de constants reculs puisque cette reconnaissance ne s’est jamais traduite par un financement adéquat des organismes.

Des reculs, parce que faute d’indexation annuelle de nos subventions, les organismes s’appauvrissent. Chaque année, il y a des organismes qui ferment leurs portes, épuisés par le manque de financement. Le mouvement doit faire face à des difficultés financières grandissantes, à un moment où les droits sociaux sont plus menacés que jamais. Continuer la lecture

GRÈVE DU COMMUNAUTAIRE : Le ministre Hamad reconduit les protocoles des organismes en défense collective des droits pour trois ans

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Montréal/6 novembre 2015/ Le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) accueille avec soulagement l’annonce faite ce matin par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Sam Hamad, à propos du renouvellement des ententes de financement des organismes communautaires sous sa responsabilité pour une durée de trois ans. « Nous constatons que la mobilisation sans précédent des groupes communautaires a bel et bien apporté des gains concrets pour la défense collective des droits, celui de la préservation de nos acquis », déclare Caroline Toupin, porte-parole de la campagne « Les droits, ça se défend ». « Pour nous, il est clair que sans cette importante mobilisation des derniers jours, nous serions encore dans l’incertitude quant à notre avenir, d’autant plus que lors de notre rencontre, le 2 novembre, le ministre Hamad ne nous donnait aucune assurance », poursuit madame Toupin.

Sur la question du rehaussement du financement, nous déplorons le fait que l’enveloppe ne semble avoir été ni augmentée, ni indexée et qu’aucune somme ne semble avoir été dégagée pour le financement des groupes en attente d’un premier financement ou pour la participation des personnes ayant des limitations fonctionnelles. Rappelons que les organismes en défense collective des droits reçoivent en moyenne 54 000$, alors qu’en réalité nous évaluons les besoins à une moyenne de 180 000$, ce qui représente une augmentation de 40M$, incluant le financement d’une trentaine de nouveaux groupes. De plus, nous considérons qu’une indexation selon l’augmentation des coûts de fonctionnement représente un minimum à offrir aux organismes afin qu’ils cessent de s’appauvrir. Enfin, nous pensons qu’il est essentiel, dans une société inclusive et démocratique comme le Québec, d’obtenir des sommes dédiées à la pleine participation des personnes ayant des limitations fonctionnelles, autant les employé-e-s que les bénévoles, afin de leur permettre de participer pleinement à la vie démocratique et associative de nos organismes.

Mentionnons que l’enveloppe dédiée à la défense collective des droits n’a été augmentée que de 10% depuis 2004 (en comparaison avec une augmentation de l’IPC de 19,81% pour la même période). Cette situation provoque des conséquences importantes pour les organismes nous amenant à réduire nos activités et nos services offerts à la population, à faire des mises à pied, à fermer sur de longues périodes faute de financement. Les travailleurs et les travailleuses sont en situation d’épuisement et nous constatons également de graves difficultés au niveau de la rétention du personnel et du recrutement. « Pour nos organismes, le statu quo financier est inacceptable déclare François Saillant, également porte-parole. « Actuellement, les organismes en défense collective des droits sont à bout de souffle, ils n’en peuvent plus et ils ont besoin d’une annonce positive sur le plan financier », poursuit-il.

« Il est certain que la lutte du communautaire doit se poursuivre, selon Caroline Toupin, d’autant plus que les organismes communautaires en santé et services sociaux, nos alliés dans l’action « On ferme », n’ont aucune nouvelle de leurs demandes, n’ayant pas obtenu la rencontre qu’ils réclamaient à la ministre Lucie Charlebois» conclut-elle.

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Pour plus d’informations ou pour des entrevues :

Caroline Toupin, 514-260-3786

François Saillant, 514-919-2843

Grève du communautaire : Sam Hamad rencontre les organismes en défense collective des droits

Montréal, le 3 novembre 2015. Des représentantes des organismes en défense collective des droits ont rencontré hier le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad. Deux sujets étaient à l’ordre du jour : le renouvèlement des ententes de financement (protocoles d’ententes) des organismes en défense collective des droits qui arrivent à échéance le 31 mars 2016 et le rehaussement de ce financement.

Du côté du renouvèlement des ententes, rappelons que l’automne dernier, le gouvernement coupait de moitié les ententes avec les organismes en défense collective des droits. Plutôt que de renouveler sur 3 ans, tel que le prévoit la Politique gouvernementale sur l’action communautaire, les ententes ont été signées pour seulement 18 mois. Le ministre Hamad a affirmé aux représentantes des organismes en défense collective des droits qu’il travaillait dans le sens d’une entente sur trois ans. « Toutefois, aucun engagement formel n’a pu être obtenu du ministre lors de cette rencontre » déplore Caroline Toupin du Regroupement des organismes en défense collective des droits. Le ministre ne peut pas nous dire non plus à quel moment nous aurons une confirmation. À moins de 5 mois de l’échéance des ententes, les organismes sont toujours dans la noirceur totale », poursuit-elle. Continuer la lecture

Les 2-3 novembre, plus de 1200 organismes communautaires seront dehors contre l’austérité !

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Montréal, le 1er novembre 2015Plus de 1200 organismes communautaires des quatre coins du Québec seront en grève, fermeront leurs portes ou interrompront leurs activités régulières, les 2 et 3 novembre, lors d’une mobilisation sans précédent organisée sous le thème « On ferme ! Le communautaire, dehors contre l’austérité ». Initiée par les campagnes Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire et Les droits, ça se défend ! , cette mobilisation vise à dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard, de même que le sous-financement chronique des groupes communautaires qui ont, tous deux, de graves conséquences sur la population et en particulier sur les personnes et les familles les plus vulnérables.

« Plus de 1200 organismes communautaires fermés, c’est du jamais vu et c’est d’autant plus impressionnant que c’est une grave décision que de fermer ses portes », souligne Caroline Toupin de la campagne Les droits, ça se défend !, en expliquant que ça signifie très concrètement une suspension des activités régulières des groupes et des services qu’ils rendent habituellement à la population. Ces groupes proviennent de toutes les régions du Québec et œuvrent dans plusieurs secteurs dont la santé et les services sociaux, la défense collective des droits, la famille, l’éducation et l’environnement. Les actions auxquelles ils participeront sont, quant à elles, nombreuses, diversifiées et aux couleurs des organisations. « Rassemblements, manifestations, descentes de bannières, bingo des inégalités, pièce de théâtre sur l’austérité, occupations de bureaux, distribution de tracts et bien d’autres actions surprises seront à l’agenda de ces deux jours », ajoute-t-elle.

« Les organismes communautaires sont attaqués de toutes parts par les politiques d’austérité ! », de s’indigner Hugo Valiquette de la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire. En plus de laisser les groupes dans une situation financière intenable, les choix politiques mènent à d’importantes coupures de services pour la population, menant celle-ci à solliciter davantage les organismes. « L’ampleur de la mobilisation illustre à quel point les groupes en ont ras-le-bol et dénoncent ce sous-financement chronique ainsi que les compressions dans les services publics et les programmes sociaux » explique-t-il.

« Le rehaussement financier réclamé par les organismes n’est pas un luxe, mais le montant nécessaire pour réaliser pleinement leur mission », de rappeler François Saillant de la campagne Les droits, ça se défend !. La campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire réclame un rehaussement financier de 225 millions de dollars annuellement pour les 3000 organismes du domaine de la santé et des services sociaux. La campagne Les droits, ça se défend !, elle, demande un rehaussement financier de 40 millions de dollars annuellement pour les 320 groupes de défense collective des droits. « Cette bouffée d’air continue de se faire attendre. Pire encore, les subventions des groupes ne sont pas indexées ou le sont de façon insatisfaisante, de sorte qu’elles ne suivent pas le coût de la vie. Certains groupes sont, depuis des années, en attente d’une première subvention. Ce sont des situations qui fragilisent grandement notre mouvement » continue-t-il. Il ajoute que les groupes de défense collective des droits n’ont même pas encore l’assurance que leurs protocoles de financement seront renouvelés, alors qu’ils se terminent dans cinq mois.

Au nom de l’équilibre budgétaire, le gouvernement fait des choix qui ont de graves conséquences sur la population et sur les organismes communautaires. « Pourtant, le Québec a les moyens de faire autrement, en commençant par reconnaître que le soutien aux organismes est un investissement dans la communauté et dans la prévention plutôt qu’une simple dépense », de rappeler Mercédez Roberge de la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire. Puis, pour renflouer les coffres de l’État, les groupes sociaux proposent un ensemble de solutions fiscales permettant d’aller chercher plus de 10 milliards de dollars. « Taxe sur le capital des banques, régime entièrement public d’assurance médicaments, paliers d’imposition véritablement progressif pour les particuliers, lutte efficace contre les paradis fiscaux et plus encore ! Les organismes haussent le ton et exigent d’aller chercher l’argent là où il y en a pour les financer adéquatement et pour protéger les acquis sociaux », conclut-elle.

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Pour plus d’informations :
Kim De Baene – 514-222-4912
http://jesoutienslecommunautaire.org/
http://www.defensedesdroits.com

Manifestation à Québec: Le financement de la défense collective des droits est menacé, s’inquiètent les organismes communautaires

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Le financement de la défense collective des droits est menacé, s’inquiètent les organismes communautaires

Québec, 18 septembre 2015 – Les organismes en défense collective des droits de plusieurs régions du Québec et leurs alliés manifestent ce matin à Québec pour réclamer des engagements à long terme de la part du ministre Sam Hamad ainsi que les 40M$ supplémentaires dont ils ont besoin pour accomplir pleinement leur mission. Lors de cette manifestation, une pétition de près de 12 000 signatures sera déposée témoignant de l’appui de la population envers le travail et l’approche d’intervention collective indispensable à la démocratie et à la défense des droits sociaux pratiquée par ces quelque 300 organismes, lesquels ont largement contribué au modèle social québécois fondé sur les droits humains, l’égalité et la justice sociale.

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Les groupes en défense collective des droits réclament 40 millions $ de plus

FullSizeRender5Montréal, le 8 décembre 2014 — Ce matin, des dizaines de personnes chahutent avec des sifflets et des casseroles devant le bureau du ministre des Finances, à Montréal. Elles réclament 40 millions $ de plus dans le prochain budget Leitão, pour les organismes en défense collective des droits.

Organisée par le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD), la manifestation vise à protester contre la faiblesse des subventions versées actuellement par Québec à quelque 325 organismes qui ont pour principale mission de regrouper et de défendre les personnes et les collectivités dont les droits humains sont bafoués. « Les subventions aux groupes en défense collective des droits n’ont pas été augmentées, ni même indexées, depuis 1996 », précise Caroline Toupin, porte-parole du Regroupement.

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Des centaines d’organismes prennent la rue pour réclamer un meilleur financement!

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TROIS-RIVIÈRES, le 6 nov. 2014 /CNW Telbec/ –  Réunis à Trois-Rivières pour une grande rencontre nationale, des centaines d’organismes communautaires en défense collective des droits de tout le Québec prennent la rue aujourd’hui afin de manifester contre l’inertie gouvernementale à les financer adéquatement. Il existe plus de 300 groupes communautaires travaillant à défendre les droits sociaux et économiques au Québec et à faire reculer la pauvreté et l’exclusion sociale. Concrètement, ces organismes aident les gens à se mettre ensemble pour faire respecter leurs droits dans plusieurs domaines : consommation, logement, égalité pour les femmes, environnement, aide sociale, chômage, travail non syndiqué, lutte contre l’homophobie, protection des droits des personnes handicapées, des aîné-es, des personnes immigrantes, et autres.

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