Mauricie : L’austérité fait mal

Les mesures d’austérité s’attaquent impunément aux droits sociaux, économiques et culturels de trop de Québécois et de Québécoises : locataires, chômeurEUSEs, consommateurTRICEs, travailleurSEUSEs non-syndiquéEs, personnes en situation de pauvreté, assistées sociales, âgées, handicapées, femmes et même aux enfants. Les groupes de défense collective des droits sont la voix des sans-voix, les porteurs d’une plus grande justice sociale. Ils sont les yeux et les oreilles des laissés pour compte.

En Mauricie, une quinzaine d’organismes ont comme mission principale la défense collective des droits (DCD). Ces organismes se trouvent parmi les groupes communautaires les moins bien financés par le gouvernement du Québec. En 2014, la moyenne du financement des 15 groupes en défense collective des droits de la région est de 38,597 $. Un montant insuffisant pour remplir adéquatement leur mission et assurer toutes leurs obligations. Ces groupes n’ont eu aucune indexation de leur financement depuis la mise en place du programme, malgré les hausses de loyer, de l’essence, des biens et services nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

À la suite de la rencontre nationale des organismes en défense collective des droits tenue les 6-7 novembre 2014 à Trois-Rivières, les quelques 150 déléguéEs en provenance des 100 groupes présents se sont prononcés sur la nécessité  de rehausser rapidement  le financement des groupes en défense collective des droits  de 54 millions $.  Cette somme représente 117 858 $ pour un groupe local, 159 108$ pour un groupe régional et 279 912$ pour un groupe national. En réponse à cette demande, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, responsable du SACAIS, a plutôt préféré maintenir les groupes en DCD dans une précarité pire que la précédente en renouvelant leur protocole d’entente pour la moitié de sa durée habituelle de 3 ans soit 18 mois.

L’auteur est Kevin Nzoula-Mendome, coordonnateur du ROM