Le 10 décembre, à Rouyn-Noranda, on tient le fort pour la défense des droits!

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Rouyn-Noranda, le mercredi 10 décembre 2014-Depuis plusieurs années, les organismes québécois en défense collective des droits doivent composer avec un sous financement chronique de la part du gouvernement provincial qui mine leur travail auprès des personnes en situation de pauvreté. En cette période où ce même gouvernement s’entête à couper dans les services aux citoyens, le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT) craint le pire pour les groupes de défenses des droits et les personnes qui bénéficient de leur aide.

Les coupes dans les services publiques, la centralisation et la fusion de certaines structures et le manque d’engagement en matière de financement des organismes communautaires font craindre le pire pour l’accès à la santé, l’éducation et le logement. «Les organismes en défense collectives des droits sont déjà débordés, nous craignons que la centralisation préconisée par le gouvernement actuel ne fasse exploser la demande et que plusieurs personnes vivent dans l’incertitude la plus complète, n’ayant personne vers qui se tourner pour la défense de leurs droits», explique Christine Doré du RÉPAT.

Les organismes communautaires en défense collective des droits réclament donc aujourd’hui une plus grande reconnaissance et un meilleur financement de ces organismes, mais exigent aussi du gouvernement qu’il recule dans les coupes imposées aux organismes publics, puisque ces dernières affecteront plus durement les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale.

Le RÉPAT souhaite rappeler qu’il existe 10 milliards de solutions pour parvenir à l’équilibre budgétaire, et ce sans avoir à démanteler nos services publics. «Ainsi le simple fait d’améliorer la progressivité de l’impôt en ajoutant des paliers d’imposition pourrait rapporter 1000M$ dans les coffres de l’État. Et ce n’est qu’un exemple des solutions proposées par la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics », conclue Christine Doré.

Le RÉPAT représente pratiquement l’ensemble des organismes communautaires de notre région. Ce sont plus de 140 organisations qui œuvrent, au jour le jour, à la transformation de notre société dans l’optique d’une plus grande justice sociale. Le RÉPAT est au service des intérêts de tous ces groupes et des populations qu’ils desservent.

Informations : RÉPAT – Christine Doré – 819-762-3114