Rehaussement du financement de la DCD: Rassemblement des groupes de l’Outaouais

GroupeOutaouais(F.Royviafb)8 décembre 2014 – Ce matin, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le bureau de la députée Maryse Gaudreau, pour réclamer un rehaussement de 40 millions $ du financement versé par Québec aux 350 groupes de défense collective des droits (DCD) du Québec et cela, dès le prochain budget Leitão, c’est-à-dire une augmentation de 235 % du budget qui leur est actuellement dévolu. Ce montant est en conformité avec les revendications portées par l’ensemble du mouvement communautaire regroupé au sein du Regroupement québécois de l’action communautaire autonome (RQACA).

Organisée par Table ronde des OVEP de l’Outaouais (TROVEPO), l’action visait à protester contre la faiblesse des subventions versées actuellement par Québec aux organismes qui ont pour principale mission de regrouper et de défendre les personnes et les collectivités dont les droits humains sont bafoués; quelques organismes assument cette mission dans la région. « Les subventions de la vaste majorité de groupes en défense collective des droits n’ont pas été augmentées ni même indexées, depuis 1996 », précise Vincent Greason, porte-parole des groupes en DCD
Selon M. Greason, les groupes en DCD, subventionnés via le Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS), doivent se contenter actuellement d’une enveloppe de 17,4 millions $, soit une subvention moyenne de 53 740 $ par année, par organisme, ce qui représente à peine 44 % de ce que Québec verse annuellement à l’ensemble des groupes de « l’action communautaire autonome ». Dans l’Outaouais, la subvention moyenne des onze groupes en DCD est de 46 837$, encore moins que la moyenne nationale.

Le porte-parole des groupes en DCD rappelle que ces derniers interviennent tant en matière de droits sociaux, économiques et culturels (comme la santé, l’éducation, le logement ou un revenu suffisant), que de droits civils et politiques (comme le droit d’association ou à la justice). Quand il le faut, ils interpellent les gouvernements et les entreprises; ils regroupent les personnes discriminées ou trompées pour agir ensemble, afin d’obtenir réparation et des modifications aux Lois et aux politiques. Ils participent activement à la lutte contre la pauvreté, de même qu’à la construction d’une société démocratique, inclusive et plus juste. « L’action de tous ces groupes est indispensable », souligne monsieur Greason, « surtout dans une période d’austérité et de compressions dans les programmes et les services sociaux, comme celle que nous traversons ».

D’autres actions du même genre ont lieu cette semaine à Montréal et en Estrie en collaboration avec le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD), du Québec. Et les groupes en DCD de l’Outaouais en promettent d’autres, avec le RODCD, à l’hiver 2015, soit avant l’adoption du budget du gouvernement Couillard.

-30-

Source : Vincent Greason (819-771-5862)

Les groupes en défense collective des droits de l’Outaouais sont :
Action Santé Outaouais – ASEC Haute-Gatineau – ACEF Outaouais – ADDS Gatineau – AGIR – Association de personnes handicapées visuelles de l’Outaouais (APHVO) – AQDR Outaouais – Collectif régional de lutte contre l’itinérance (CRIO) – Logemen’occupe – Regroupement des associations de personnes handicapées de l’Outaouais (RAPHO) – RDAS Mont-Laurier – TROVEPO